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Perception

Comment pourrions nous être sûr que tout le monde perçoit le monde de la même manière ? Et puis zut, au revoir la normalité, percevons toute et tous le monde encore plus différemment !

Regardez, écoutez, sentez combien il existe quantité de possibilités pour utiliser ses sens. Bon ok, là comme ça ce n’est pas forcément évident. Alors je vais vous partager comment j’ai choisi de percevoir mon environnement. Ensuite je vous encourage à créer votre perception, où vous serez à l’aise !

Mais avant, il serait intéressant de présenter quelques grands préceptes de la perception humaine :

  • Nous imaginons que percevoir se fait par les sens. Ce qui est vrai mais c’est en oubliant l’importance de notre psyché pour traiter les informations qui viennent de nos sens. Ce serait comme filmer avec une caméra et considérer que l’image sur l’écran est une représentation fidèle de la réalité. Dans cet exemple nous arrivons aisément à comprendre le rôle que joue la technologie de la caméra. Pour la même image, un filtre ou logiciel différent et nous obtiendrons une image bien différente !
  • Vue, Ouïe, odorat, goût, toucher… et c’est tout non ? Vraiment ? Il est vrai que petit à petit cette idée des 5 sens se fait moins commune. Mais il existe une différence entre conceptualiser que des sens comme la nociception, la caloriception, la proprioception existent; et le fait d’utiliser activement ces sens pour percevoir son environnement.
  • Ouvrez vos yeux, vous voyez; Percevoir paraît être une activité passive. Et pourtant c’est tout l’opposé ! Pour voir il est nécessaire de poser son regard et son attention sur quelque chose pour en distinguer ses couleurs, formes etc… Vous avez un rôle à jouer dans votre perception. Considérez votre attention comme une ressource. Votre environnement vous propose une infinité d’endroits où la dépenser. De même, chaque objet que vous percevrez sera le fruit de votre interaction avec celui-ci. Pour mieux connaître une partie de votre espace il vous faut y aller et interagir avec.

Modifier sa perception du monde ce n’est donc pas se créer de nouveaux sens; cette modification vient juste jouer sur la manière dont notre cerveau vient traiter l’image. Rien qu’en étant à l’écoute de tous ses sens et sachant utiliser son attention nous pouvons percevoir bien différemment ! Mais en allant plus loin vous pourrez même choisir de créer des « programmes mentaux”. Ces programmes existent déjà. Par exemple savoir qu’un bout de métal rouge très lumineux c’est très chaud, pourtant vous n’avez pas eu à vérifier au toucher si ce bout de métal là est bien en fusion.

Cette idée de programme mentaux est la base de mon travail sur la perception. Une de mes idées fut de me demander pourquoi nous ne pouvions pas percevoir derrière nous ? Dis de cette manière nous pourrions penser à un super-pouvoir. Et pourtant si vous avez déjà vu à quoi ressemblait ce qu’il y a derrière vous, il vous suffira de le mémoriser pour le “percevoir” encore une fois de dot. Mais si quelque chose bouge derrière moi ? Et bien en utilisant votre ouïe vous pourrez identifier ce mouvement. Je vous le concède qu’à ce moment-là il faudra que votre cerveau réalise une déduction en mélangeant ce qu’il a entendu et mémorisé pour vous indiquer ce qu’il se passe derrière vous. Ce n’est pas une perception parfaite, mais c’est un premier pas intéressant pour sentir la possibilité d’une perception différente.

Une petite information technique : L’hypnose est souvent utilisée pour des voyages temporaires, pourtant elle peut aussi permettre des changements définitifs. Bien entendu pour donner un aspect définitif il est nécessaire d’accepter ces changements et de prendre de son temps pour les aider à persister… Bref reprenons.

Voir derrière soi c’est sympa mais sur le même principe il est possible de percevoir à 360 degrés ! Mon corps est au milieu d’une sorte de champ de perception. Certains endroits sont plus clairs que d’autres, mais je peux poser mon attention où je le souhaite. C’est là qu’il est important de détailler mes deux états d’attention. Au repos j’ai choisi que mon attention soit la plus diffuse possible. A ce moment, mon champ de perception se fait le plus large possible. A l’inverse, mon attention peut aussi venir se poser et se fixer sur un élément précis à en oublier le reste de mon environnement. Voilà les extrêmes, le plus souvent mon attention se trouve diffuse mais légèrement accrue sur certains éléments de mon environnement.

Donnons un exemple pour que vous puissiez imaginer comment je perçois mon environnement. En ce moment j’écris cet article, mon corps est assis sur mon fauteuil. Chez moi j’ai interagit avec tous les éléments qui m’entourent. Ce corps est là sur ce fauteuil mais je perçois la pièce comme si j’étais à chacun de ses endroits. Pour le moment je n’ai pas une attention fixe. Parfois je vais percevoir cette pièce comme si j’étais sur la table du salon, puis mon attention va bouger et percevoir la pièce comme si j’étais sur le bureau… Si je viens porter davantage d’attention sur la fleur; Je vais la percevoir visuellement à 360 degrés; Je vais ressentir la texture de ses feuilles, sa température; J’entends le bruits de ses feuilles dans le courant d’air; Je vais conscientiser sa taille, la distance par rapport à moi etc…  En fait mon cerveau s’est entraîné à retirer le maximum d’informations dès que je pose mon attention sur quelque chose.

Il existe comme une simulation de mon environnement au creux de mon esprit. Ma perception pourrait se décrire comme naviguer au milieu d’un flow d’information. Porter mon attention c’est simplement le laisser se poser milles questions et conceptualiser les réponses en fonction des paramètres présents et passés. Le corps que j’occupe n’est qu’un élément de plus dans mon environnement. C’est l’unité centrale que je dirige pour mieux découvrir mon environnement. Pour autant si je devais conceptualiser ma “conscience” elle ne serait pas dans mon corps mais étalée tout autour, diffuse et à l’écoute de tout ce qui bouge. Et parfois cette conscience vient se condenser sur un élément, souvent une personne. A cet instant j’en oublie le reste, et seul le flow d’information provenant de cet individu m’intéresse !

Afin naviguer ce flow d’informations c’est comme une enquête. Je suis à la fois la moi qui s’interroge; mais aussi le moi qui prends la place des éléments perçus. C’est comme si il était une version plus distante de moi qui possédait toutes les informations sur mon environnement. Alors c’est lui que j’interroge, que je questionne, et naturellement comme il est mon environnement, les réponses, les ressentis, la perception vient ! L’objectif final étant d’avoir suffisamment d’informations pour pouvoir être capable de se mettre à la place de chaque élément perçu dans mon environnement (ou du moins les éléments importants).

La cerise sur cet article serait de vous partager aussi mais recherche actuelle sur ma perception. Car oui je ne m’arrêterai jamais d’expérimenter. Actuellement je développe au cœur de mon esprit un moyen de percevoir ce que mon esprit essaie d’anticiper. Vous savez sans doute que le cerveau est sans cesse en train de prédire. Cela va de situations simples, en croisant quelqu’un dans la rue nous choisissons un parcours qui ne devrait pas occasionner de choc avec cette autre personne. Et parfois notre cerveau s’essaye aussi à percevoir notre situation dans un an ou même plus loin. Tout cela est une capacité incroyable de notre esprit ! Alors j’essaye de lui donner davantage de forme.

Reprenons l’exemple de la marche, dans une foule de personnes il serait si pratique que de voir ou sentir où chaque individus vont se déplacer et quand. De cette manière nous pourrions diminuer grandement notre chance d’être bousculés ou même de devoir ralentir à cause des autres. (oui c’est un exemple très parisien)

Alors au final développer sa perception ce n’est que développer des capacités qui existent déjà. Mais tout en prenant le temps de se questionner un peu :

  • Qu’est ce vous recherchez comme nouvelle manière de percevoir ? Dans mon cas, modifier ma perception est motivée par le désir de mieux comprendre et anticiper mon environnement. Sûrement que dans votre cas percevoir est une action dans un but complètement différent. A ce moment là vous ne réaliserez pas les mêmes modifications que moi.
  • Comment vous percevez actuellement et quels sont vos points forts ? Par exemple, j’ai beaucoup de mal à rester associée au corps. Avant même de toucher quoi que ce soit j’avais déjà tendance à oublier mon corps. Du coup il a été bien plus simple pour moi de construire une perception détachée du corps physique. A l’inverse il n’est pas non plus obligatoire de suivre uniquement ses points forts. J’aurai pu tout aussi bien avoir conscience de ma capacité à dissocier et préférer construire une perception qui m’aidera à m’associer au corps et me recentrer.

Après vous être interrogées vous pourrez construire votre propre manière de percevoir votre environnement. Une perception sur-mesure c’est ce que vous gagnerez !

Mouvement et hypnose

Quand nous découvrons l’hypnose nous pouvons avoir certaines conceptions erronées. Souvent nous imaginons l’hypnose comme en opposition avec l’activité physique…Et pourtant ! Personnellement toutes mes séances de sport sont accompagnées d’une bonne dose hypnotique. Car l’esprit peut être le plus grand allié du corps !

Je vais réaliser un petit détour anecdote pour mieux expliquer. Connaissez vous Eddie-Hall ? C’est un athlète et champion du monde dans les compétitions de Strongman. Mais surtout c’est le premier homme à avoir soulevé 500 kg au soulevé de terre. Pour réussir cet exploit, il a réalisé un entraînement des plus sérieux. Entre autres dans son entraînement il a fait appel à un hypnotiste pour retrouver l’état où le corps est mobilisé à 100%. En bref, dans un état de détresse intense, un humain peut dégager une énergie sur-humaine. A ce moment la personne peut soulever des charges intenses. 

Alors dans cet article je ne vais pas chercher cet état extrême. Personnellement, le sport n’est pas mon métier mais uniquement un passe temps récréatif. 

Ici l’hypnose a pour objectif d’être davantage en phase avec l’activité sportive. C’est-à-dire se sentir tellement immergé dans son activité qu’on se sent entraîné de plus en plus profondément. Notre motivation vient s’amplifier; Notre concentration se précise sur la meilleure réalisation de l’activité; Notre force et précision viennent se développer…

De mon côté, j’aime beaucoup les animaux et même les bêtes mythique pour cet exercice. Si je devais résumer l’action hypnotique ce serait : ‘Venez incarner l’être vivant le plus orienté vers l’activité physique souhaitée’

Le premier pas est intuitif, choisissez un exercice physique et trouvez l’animal qui correspondrait le mieux à l’exercice. La logique est votre, de mon côté j’ai pu choisir un gorille pour les tractions ou le kangourou pour le squat. Tant que pour vous cela fait sens que cet animal est fait pour cet exercice.

Ensuite, il est temps de revêtir votre animal comme une deuxième peau. Franchement il n’est pas utile de chercher une ‘fusion’ profonde. Sachez qu’avec le temps vous pourrez vous sentir de plus en plus en lien avec votre animal !

Tout d’abord je commence par prendre 10-20 sec avant le travail physique. Durant ce temps je cherche à me ‘relier’ à l’animal recherché, disons un gorille. 

Je commence alors par venir me représenter ce gorille. Par “se représenter” ce n’est pas forcément visuellement, mais davantage ‘sentir comme si un gorille était présent dans la même pièce que nous’.

Je poursuis alors par faire un avec lui. La recherche ici est surtout de créer une brèche où l’idée est de relier la représentation de votre corps avec celle de l’animal. Personnellement j’aime débuter par modifier ma respiration en cherchant à imiter la manière de respirer d’un gorille. Ensuite c’est le tour du ressenti du corps. Là je viens bouger mes bras, puis le reste de mon corps, en recherchant des sensations comme si c’était le corps du gorille. Par exemple, un ressenti plus lourd, une posture qui se modifie ou une sensation de force peuvent être de bons indicateurs. 

Pour couronner le tout, je cherche à me mettre dans son état d’esprit. Chez moi cela commence par regarder la pièce comme ce gorille. Quand le regard se pose sur quelque chose, les idées vont suivre et c’est là qu’il est utile d’insérer l’idée que ‘je pense comme ce gorille’.

Une fois bien en phase avec l’idée du gorille je peux commencer mes exercices physiques. Chez moi cela se vit comme être focalisé avec l’activité et de se sentir en même temps dans les meilleures dispositions pour le réaliser. A ce moment c’est presque comme si tout mon corps était fait pour cet exercice. 

Sachez que plus vous serez familiarisé.e avec cet exercice et plus il sera instantané d’incarner votre animal. Mais vraiment je considère cet animal comme un compagnon dans mes activités physiques. Au début il est commun qu’il ne soit pas très présent voir un peu distant. Le plus important est juste de sentir qu’il est possible que celui-ci soit plus proche de vous. En répétant les sessions de sport avec cet exercice, tout s’intensifiera. Petit à petit le gorille a été de plus en plus proche et unique. Ce n’était plus juste un gorille mais mon gorille. Il est là pour m’encourager et me conseiller durant chacune de mes sessions de sport.

Et pour vous, ce sera quel animal qui vous aidera dans votre activité physique ? Choisissez ce qui vous vient, créez un lien avec lui puis 1.. 2.. 3.. c’est parti pour 50 pompes comme échauffement !

Pour aller plus loin, il est possible de s’amuser à réaliser une chimère entre plusieurs animaux. Si on reprend mon expérience où je peux incarner un gorille ou un kangourou, je pourrai très bien combiner les pattes du kangourou et les bras du gorille. Pour moi, une telle chimère fait sens pour réaliser un combat de boxe.

J’ajoute que dans ce cas là il peut être important de poser un peu son attention sur la jonction entre les animaux pour rendre cela progressif. Dans mon cas, si ce n’était pas progressif je portais trop d’attention sur les parties du corps séparément et j’en oubliais alors la posture globale du corps.